« Avancer droit devant pour envisager et construire le futur mais avec un regard régulièrement tourné vers le passé ».
Et pour ce faire , pour que le devoir de mémoire soit réalité dans les décennies à venir, accompagner de jeunes gens dans cet engagement, nous saluons nos Amis du Souvenir Français!
MONTBÉLIARD
Le Souvenir Français veut raviver la flamme et réveiller les consciences
Sam BONJEAN

Jean-Marie Ali (au centre), le président du Souvenir français, n’est pas peu fier de la relève incarnée par Bastien Plumez, Nathan Loriot, Dino Soppelsa et Guillaume Pétrequin. Photo ER /Sam BONJEAN

En 2020, la traditionnelle cérémonie de la Toussaint avait été sacrifiée surl’autel des risques liés à la pandémie. Pour ce retour à une vie (presque)normale, Jean-Marie Ali, le président du Souvenir français, a insisté sur le devoir de mémoire. Avec des mots justes, forts, percutants.
Avancer droit devant pour envisager et construire le futur mais avec un regard régulièrement tourné vers le passé. L’exercice peut paraître compliqué, confinant à une sorte de torticolis intellectuel. Pourtant, pour Jean-Marie Ali
, le président du comité montbéliardais du Souvenir français, la position est essentielle. Oublier les guerres, oublier les combattants d’hier relèverait, selon lui, « d’une grave erreur de jugement ». Il l’a dit – et bien dit – en ce lundi matin, au cimetière du Haut, lors de la traditionnelle cérémonie de la Toussaint.
. Une cérémonie que l’association avait préféré annuler, l’an dernier, « pour ne pas augmenter la charge des milieux hospitaliers », rappelle-t-il.
« L’indifférence de nos concitoyens »
Ces mois de repli sur soi ont sans doute accentué ce phénomène d’individualisme qu’il formule ainsi : « Comme pratiquement toutes les associations, le Souvenir Français est touché de plein fouet par le laxisme et l’indifférence de la plupart de nos concitoyens qui ont du mal à s’engager pour défendre ou soutenir une cause ». Les caisses du Souvenir sonnent creux. Si les quêteurs tendent la main, c’est avant tout pour entretenir les tombes de ces soldats qui ont donné leur vie pour défendre la patrie et ses valeurs. « La disparition de ces tombes est une faute mémorielle […].La tombe d’un Mort pour la France en désuétude est une indignité pour le mort mais aussi pour ceux qui n’ont rien fait pour l’empêcher », appuie Jean-Marie Ali.
• Quatre jeunes décidés à entretenir la flamme
Derrière ce nécessaire devoir de mémoire, il y a la volonté de sensibiliser la jeunesse. « Les enfants d’aujourd’hui sont les petits-fils voire les arrière-petits-fils des vétérans de la guerre d’Algérie. Bien souvent, leurs parents n’ont plus été soumis au service national. Par conséquent, la mémoire historico-militaire s’efface du milieu familial. C’est donc à nous de transmettre aux générations futures nos valeurs républicaines… »
Si la tâche devient chaque année plus ardue avec de moins en moins de forces vives, le Souvenir français d’ici a trouvé en Bastien Plumez, Dino Soppelsa, Nathan Loriot
et Guillaume Petrequin quatre jeunes âgés de 18 à 24 ans qui ont choisi de s’impliquer dans ce devoir de mémoire. Ils étaient, ce lundi, porte-drapeaux. Bien décidés, à leur manière, à entretenir la flamme du souvenir afin d’éviter aussi que l’histoire ne bégaie et que le futur se conjugue inexorablement au passé.

« La tombe d’un Mort pour la France en désuétude est une indignité pour le mortmais aussi pour ceux qui n’ont rien fait pour l’empêcher.»
Jean-Marie Ali , président du Souvenir français