1944   William HAWK DANIELS un GI américain dans le LOT

Ce 23 juin 2022, une certaine Donna WAKEMAN  américaine,  arrive dans le Lot, une touriste ?

Non, elle vient honorer son père William HAWK DANIELS  alias capitaine « DICK », officier de l’OSS (Office of Stratrégic Services), la future CIA.

Pourquoi dans cette région ?  Le « captain  DICK » a sauté en parachute sur le terrain du Bouleau  entre Carennac et Miers en Juillet 1944.

Né en Louisiane le 2 Août 1914, il parlait Français (car d’origine CAJUNS autrement dit un Acadien). Il était capitaine au 506 éme régiment d’Infanterie de parachutistes de la 101 éme division aéroportée.

C’est en tant que volontaire qu’il veut venir aider la Résistance du Lot, d’où ce parachutage. Le parachute plié et rangé sinon camouflé il récupère armes, munitions, médicaments et matériel de santé.

 

détail de la plaque sur la stèle

Il intègre le réseau Footman où sont déjà les « Anglais » , Cyril WATNEY1(alias Eustache) et George HILLER2 ( alias Maxime) sur place depuis le 7 janvier 1944 (parachutés à Mansergue), pour s’occuper des transmissions. Ce trio aura pour mission d’instruire, de perfectionner les résistants lotois au maniement des armes, des explosifs et à utiliser les divers procédés de  communication.

 stèle du parachutage du 7Janvier 1944

 

                                                             détail de la plaque sur la stèle

Ils aideront aux sabotages, préparés « par Capitaine DICK », des ponts de Lascabanes, Lhospitalet, Saint-Pantaléon,  de lignes téléphoniques entre Cahors et Montauban, voie ferrée ente Cahors et Brive.

 Le 19 Janvier, raid sur l’usine Ratier à Figeac qui fabrique des hélices pour les avions de la Luftwaffe, la mettant hors service pour plusieurs mois.

22 juillet 1944 : André MALRAUX est de passage à Gramat, mais pour une bonne raison : il  voudrait prendre la direction du maquis du Lot : net refus des maquisards présents (il aura la même réponse avec ceux du Tarn) dans les conditions proposées. L’accompagnent George HILLER et COLLIGNON, responsable du groupe VENY (branche militaire de la SFIO, dirigée par Jean Vincent alias colonel VENY).

Ils sont interceptés par les Allemands de la 11 éme Panzer Division, s’ensuit une fusillade. MALRAUX3 est arrêté, seuls HILLER et COLLIGNON sont blessés, ce dernier parvient à s’enfuir et HILLER gravement blessé au ventre  se cache en forêt. WATNEY le retrouve, le conduit à MANIAGUES où il sera caché dans le presbytère .Un interne en médecine, le Dr Georges Lachéze le soigne  avec les moyens du bord, c’est-à-dire peu.

Il faut en demander à Londres qui en larguera le 24 Juillet à 23 h et « Capitaine Dick » les leur apportera. Puis HILLER est emmené à Cahors où un chirurgien, sous la menace d’une arme, l’opérera. Sera ensuite rapatrié à Londres par avion.

Le capitaine Dick poursuit le combat, habillé en civil il participe à de nombreuses embuscades à Saint-Sever, Cahors , Villeneuve entre autres .

Hélas le 11 Août il est cerné par une cinquantaine d’Allemands mais rompu au combat il s’en tire seul. Et le 18 Août il participera à la libération de Cahors.

Après guerre, Lieutenant Colonel, il ira 4 ans en Corée dans le contre espionnage. De retour aux USA il sera reporter puis juge pendant 20 ans jusqu’à sa démission en 1977.

Il est revenu 2 fois à Cahors avec son épouse en 1952 et 1944. Rédigera une autobiogaphie en 1966. Il décède en Janvier 1983.

Et c’est ce Jeudi 28 Juillet  dernier que sa fille Donna  WAKEMAN est venue lui rendre hommage avec quelques personnalités locales

     ce container est au musée de la Résistance de Cahors. (photo « la DPM »)

Et elle y a rencontré : Tina, Isabelle, Anthony les nièces et le neveu de Cyril WATNEY.

Distinctions : Médaille Etoile d’Argent/Silver Star (6 avril 1945). Croix de guerre 39/45 (le 16 Mars 1946).

Sources : la DPM du 30 Juillet dernier. Divers sites internet.

 

Notes :

   1°) après guerre deviendra interprète en Grande Bretagne. (29.09.1922 /23.01.2009).

2°) Français (père Anglais, mère Française) mais agent britannique. Après guerre, sera diplomate dans plusieurs pays. (15.12.1916/27.11.1972).

3°) interrogé sera finalement interné à la prison Saint-Michel de Toulouse et libéré  par des résistants le 18 Août comme la ville de Toulouse. Il se faisait appeler « colonel Berger », a été très peu acteur plutôt un observateur !