Les liens du sang
Poème de Stéphanie RAMOS
Lorsque la guerre éventre le ciel et la terre,
Nos cœurs, liés ensemble, résistent à l’hiver.
Les flammes de la nuit consument champs et maisons,
Pourtant, sous les tisons, naissent mille passions.
Parents et enfants, séparés par le sort,
Égrènent leurs souvenirs comme un tendre port.
La mère, dans la nuit, murmure aux vents perfides,
Des prières suspendues aux étoiles timides.
Le frère, sur le front, serre un vieux médaillon,
Écho d’un doux foyer, flamme de consolation.
Chaque lettre portée traverse l’ombre et la peur,
Et tisse de l’espérance un manteau de chaleur.
Dans les tranchées glacées, le lien n’est jamais mort,
Il vit dans chaque mot, dans chaque doux effort.
La famille, fragile, se dresse invincible et fière,
Et défie les canons de son amour sincère.
Même quand l’ombre court sur les plaines dévastées,
Le cœur reste le phare où nos âmes sont liées.
Ainsi, à travers le temps et la guerre qui dévore,
La famille demeure, où brûle l’âme encore.
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