Les oiseaux du matin s’éteignent dans le vent

Poème de Stéphanie RAMOS

 

Des tambours éclatent au loin, lourds comme le passé,
Chaque pas résonne sur la poussière des champs brisés.
Les hommes tombent comme feuilles d’un automne sanglant,
Et les oiseaux du matin s’éteignent dans le vent.

Sur les montagnes, la fumée dessine des visages perdus,
Chacun porte le miroir de ce qui fut détruit.
Le soleil, témoin impuissant, brûle l’ombre des âmes,
Et les larmes de la terre nourrissent la haine et le drame.

Mais dans le fracas, un souffle fragile se lève :
La mémoire des portes closes et des mains qui se cherchent.
Peut-être qu’un jour, au milieu des décombres,
Le chant des vivants couvrira les cris des morts.

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