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Donc, hier, je me suis levée aux aurores pour me rendre à Bobigny, à l’ancienne gare de la déportation qui, avant de servir de point de départ pour 21 convois de 22 407 déportés juifs (hommes, femmes et enfants) dont pour beaucoup d’entre eux leur dernier voyage à destination d’Auschwitz-Birkenau, était une gare à l’abandon. Ces déportés furent tous enfermés dans des wagons à bestiaux pendant 53 heures pour atteindre leur funeste destination.

La cérémonie a débuté avec presque 30 mn de retard dû à notre Ministre de tutelle.

L’école Marie-Curie de Bobigny a été mise à l’honneur, et particulièrement les élèves de CM2 qui ont écrit un slam pour rendre hommage aux enfants déportés dans le cadre d’un projet pédagogique mené sur toute l’année et qu’ils ont interprété.

Ce slam a été suivi par la lecture de témoignages de Simone Veil et d’Esther Senot sur leur déportation, délivrée par deux élèves du collège Victor-Hugo de Noisy-le-Grand.

Le Chœur de l’Armée Française a interprété le Chant des Marais.

Il a été suivi par le témoignage de M. Thierry Berkover, président national de l’association Amis de la Fondation de la Mémoire de la Déportation, et dont le père a été déporté de la gare de Bobigny.

Puis, Jean-François Zygel, pianiste, professeur au conservatoire national supérieur de musique et de danse, dont plusieurs membres de sa famille ont été victimes des Nazis en tant que juifs, a interprété au piano une oeuvre de sa composition en leur hommage.

Un nouveau témoignage de fils de déporté par un membre de AFMA (Association Fonds Mémoire d’Auschwitz), Philippe Moraud, dont le père a également été déporté de Bobigny.

Retour du CAF pour interpréter le Chant des Partisans.

Lecture a été donnée du message des associations de déportés.

Madame Patricia Mirallès a délivré son discours entourée d’élèves de la classe de CM2 de l’école Marie-Curie de Bobigny, et qu’elle a conclu en dénonçant le retour du virus de l’antisémitisme (il convient de rappeler que près de 76 000 juifs, dont plus 11 000 enfants, ont été déportés de France et que seuls 2 566 ont survécu). Nous devons rester mobilisés contre le fanatisme et contre la résurgence des idéologies de haine et d’exclusion. Plus que jamais, notre combat est celui de la liberté et de la paix.

La cérémonie s’est terminée par :

– les dépôts de gerbes :

– la sonnerie aux morts,

– l’interprétation de la Marseillaise par le CAF,

– et le salut des porte-drapeaux et des invités.

Voilà ce que j’ai retenu de cette commémoration émouvante à bien des égards.

Hélène Bénézit

Secrétaire Générale Adjointe
Fnapog Bureau National

 

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