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Près de 75 ans après sa sortie de camp, Louis aura obtenu la croix du combattant en présence de sa fille âgée de 84 ans Lucienne qui en avait sept lorsqu’elle a retrouvé son Père!
 Deux mois après, il s’est éteint.
Nous tenons à lui rendre hommage et vous invitons à relire le récit de NEO , le premier d’une longue série de témoignages qu’il partage avec nous!

                         Louis Thollon, prisonnier entre 1940 et 1945, sorti de l’oubli à 104 ans

Le 28 juin dernier, Louis Thollon, combattant de la Seconde Guerre Mondiale, prisonnier entre 1940 et 1945 au Stalag VB, a reçu la Croix du Combattant. Une décoration obtenue à l’âge de… 104 ans. Deux mois avant sa disparition, survenue le 5 septembre 2022. Il est d’autant plus important pour nous de lui rendre hommage puisqu’il s’agit du premier témoignage que nous vous avions transmis, il y a près de trois ans avec le jeune Néo Verriest.

Néo avait fait la rencontre de cet homme d’une grande humilité il y a trois ans, et il s’en est suivi une grande amitié avec la famille Thollon.

Nous reprenons le texte prononcé par Néo lors de la cérémonie et l’article de Var Matin, en date du 8 juillet 2022, qui relate cette reconnaissance tant méritée.

 Il y a quelques jours, le général Daniel Hubscher a remis la Croix du combattant à Louis Thollon, âgé de 104 ans, en présence du maire de Hyères (Var) Jean-Pierre Giran et d’une partie de sa famille, dont sa fille aînée Lucienne, âgée de 84 ans.

Louis Laurent Thollon est né le 31 août 1918, dans la rue Rabaton du centre historique d’Hyères. Il est mobilisé lors de son service militaire le 15 octobre 1938, à l’âge de vingt ans, alors qu’il est déjà père de la petite Lucienne. En septembre 1939, son régiment est cantonné sur la ligne Maginot, le long de la frontière franco-allemande. Sa compagnie est relevée après deux semaines passées en première ligne et en juin 1940, ils apprennent que les Allemands sont aux portes de Paris.

Ils reçoivent l’ordre de se rendre à Saint-Dié dans les Vosges où ils sont désarmés. Ils sont abandonnés dans un entrepôt sans nourriture, ni d’autre vêtement que leur capote de soldat parmi des prisonniers anglais, serbes et polonais. Ils sont ensuite transférés par les Allemands dans le camp de Villingen, une localité du BadeWurtemberg, sous administration du Stalag V-B. Là, il fait des travaux à la ferme, de la menuiserie, des casernements. La nuit du 17 août 1941, muni d’un tournevis et d’une clé, il s’évade avec quelques compagnons. Après six jours de cavale à travers champs et forêts, ils sont repérés et mis en joue par un garde forestier. Ils sont ramenés dans la prison de redressement du camp. Le 11 mai 1943, il tente une deuxième évasion sans plus de succès que la première. Louis est alors déporté le 24 juin 1943, dans le camp de concentration de Heuberg au nord de Schwenningen, ouvert dix ans auparavant par le régime nazi. Il travaille pour l’usine Mauser qui fabrique des armes pour l’Espagne franquiste. Louis est ensuite transféré le 13 septembre au camp de Neuburg, puis à celui de Hambourg.

Après cinq ans de captivité, il revient à Toulon, où il retrouve sa petite Lucienne qui a alors sept ans. La vie reprend son cours et il devient menuisier ébéniste jusqu’à la retraite. En honorant son parcours, c’est aussi la mémoire de milliers de combattants, partis sans reconnaissance, qui est saluée.

 C’est en effet la mémoire de ceux qui sont partis sans reconnaissance qui est saluée.

Ceux-là, Louis ne les a jamais oubliés.

Lien vers le témoignage de Louis que nous avions publié en avril 2020 :

Louis Thollon, prisonnier entre 1940 et 1945, sorti de l’oubli à 104 ans

Le 28 juin dernier, Louis Thollon, combattant de la Seconde Guerre Mondiale, prisonnier entre 1940 et 1945 au Stalag VB, a reçu la Croix du Combattant. Une décoration obtenue à l’âge de… 104 ans. Deux mois avant sa disparition, survenue le 5 septembre 2022. Il est d’autant plus important pour nous de lui rendre hommage puisqu’il s’agit du premier témoignage que nous vous avions transmis, il y a près de trois ans avec le jeune Néo Verriest.

Néo avait fait la rencontre de cet homme d’une grande humilité il y a trois ans, et il s’en est suivi une grande amitié avec la famille Thollon.

Nous reprenons le texte prononcé par Néo lors de la cérémonie et l’article de Var Matin, en date du 8 juillet 2022, qui relate cette reconnaissance tant méritée.

 Il y a quelques jours, le général Daniel Hubscher a remis la Croix du combattant à Louis Thollon, âgé de 104 ans, en présence du maire de Hyères (Var) Jean-Pierre Giran et d’une partie de sa famille, dont sa fille aînée Lucienne, âgée de 84 ans.

Louis Laurent Thollon est né le 31 août 1918, dans la rue Rabaton du centre historique d’Hyères. Il est mobilisé lors de son service militaire le 15 octobre 1938, à l’âge de vingt ans, alors qu’il est déjà père de la petite Lucienne. En septembre 1939, son régiment est cantonné sur la ligne Maginot, le long de la frontière franco-allemande. Sa compagnie est relevée après deux semaines passées en première ligne et en juin 1940, ils apprennent que les Allemands sont aux portes de Paris.

Ils reçoivent l’ordre de se rendre à Saint-Dié dans les Vosges où ils sont désarmés. Ils sont abandonnés dans un entrepôt sans nourriture, ni d’autre vêtement que leur capote de soldat parmi des prisonniers anglais, serbes et polonais. Ils sont ensuite transférés par les Allemands dans le camp de Villingen, une localité du BadeWurtemberg, sous administration du Stalag V-B. Là, il fait des travaux à la ferme, de la menuiserie, des casernements. La nuit du 17 août 1941, muni d’un tournevis et d’une clé, il s’évade avec quelques compagnons. Après six jours de cavale à travers champs et forêts, ils sont repérés et mis en joue par un garde forestier. Ils sont ramenés dans la prison de redressement du camp. Le 11 mai 1943, il tente une deuxième évasion sans plus de succès que la première. Louis est alors déporté le 24 juin 1943, dans le camp de concentration de Heuberg au nord de Schwenningen, ouvert dix ans auparavant par le régime nazi. Il travaille pour l’usine Mauser qui fabrique des armes pour l’Espagne franquiste. Louis est ensuite transféré le 13 septembre au camp de Neuburg, puis à celui de Hambourg.

Après cinq ans de captivité, il revient à Toulon, où il retrouve sa petite Lucienne qui a alors sept ans. La vie reprend son cours et il devient menuisier ébéniste jusqu’à la retraite. En honorant son parcours, c’est aussi la mémoire de milliers de combattants, partis sans reconnaissance, qui est saluée.

 C’est en effet la mémoire de ceux qui sont partis sans reconnaissance qui est saluée.

Ceux-là, Louis ne les a jamais oubliés.

Lien vers le témoignage de Louis que nous avions publié en avril 2020 :

 https://pupille-orphelin.fr/2020/04/08/louis102-ans/