Partout le sang dessine sa coutume
Poème par Stéphanie RAMOS
Sous un ciel de plomb, la terre gît blessée,
Les cris des enfants s’élèvent dans la brume,
Et partout le sang dessine sa coutume
Sur les champs fanés, aux fleurs écrasées.
Les mères tremblent, l’espoir est oppressé,
Le vent porte l’odeur de poudre et de cendres ;
Dans la nuit, les larmes refusent de se rendre
À l’indifférence d’un monde insensé.
Ô toi, guerre absurde, avide de souffrance,
Qui transforme l’homme en pierre et en silence,
Deviens fantôme et fuis nos souvenirs.
Que la paix s’avance, bannissant le fer,
Que tombent les armes, que meurt le misère,
Que l’humanité retrouve enfin ses sourires.
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