Sélectionner une page

jeudi 14 décembre 2023 Région Lorraine

GRAND EST

Veuves de Harkis : Ajir Grand Est se félicite de l’amendement gouvernemental déposé

Adopté en commission à l’Assemblée nationale, balayé par l’emploi du 49-3, réintroduit au Sénat, l’amendement rétablissant l’égalité de traitement entre les veuves de Harkis a cette fois été déposé par le gouvernement. II  devrait produire ses effets dès le 1er janvier prochain.

La secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire, Patricia Mirallès, l’a indiqué vendredi 8 décembre dernier. Le gouvernement a confirmé au Sénat ce même jour avoir repris un des amendements proposés par l’association AJIR pour les Harkis pour mettre fin aux différences de montants dans l’allocation de reconnaissance perçue par les veuves de Harkis selon la date de décès de leur époux.

Ainsi, à compter du 1er janvier 2024, ces dernières bénéficieront d’une « allocation viagère d’un montant unique : 748 par mois. Cela met fin aux disparités injustes qui résultaient de la superposition de nombreux textes, ces veuves percevant jusqu’ici 710 €, 516 voire rien du tout », explique Fatima Laouar  présidente d’AJIR Moselle et déléguée générale pour le Grand Est. « Une mesure d’autant plus attendue que la plupart de ces veuves n’ont pas de retraite personnelle et celle de leurs défunts maris sont très modiques, l’Etat les ayant délaissés, sans formation professionnelle à leur arrivée », précise Mme Laouar.

  • Mobilisation

 La demande concernant les Harkis qui ne percevaient rien – ils sont une cinquantaine en tout – a également été entendue : ces derniers bénéficieront, à la même date, d’une allocation mensuelle de 543 €. Le coût financier pour l’Etat s’établit à 4,8 M€ et il est voué à s’amenuiser. « Pour parvenir à ce résultat, nous avons dû nous employer, auprès des parlementaires, députés et sénateurs de toutes les formations politiques, que nous avons contactées partout en France et notamment en Grand Est en ce qui me concerne et dont plusieurs ont cosigné cet amendement. La pétition lancée a recueilli 1 630 signatures et le soutien de pas moins de 65 associations », souligne encore la déléguée Ajir Grand Est.

Cette dernière de conclure : « Même si le texte doit encore être voté en seconde lecture à I ‘Assemblée nationale il devrait prendre effet en janvier 2024. Nous invitons toutes les associations à diffuser d’ores et déjà l’information. »