Dans l’ombre des vallons fendus

Par Stéphanie RAMOS

Poème sur la guerre

Dans l’ombre des vallons fendus,
le vent traîne des échos de feu.
Nos mains n’ont que des pierres et des promesses,
la nuit des hommes est plus longue que la peur.

Entre les ruines et le souffle des corps,
chaque pas devient un éclat,
chaque silence une arme,
chaque regard un impossible espoir.

Si nous tombons, que tombe notre mémoire,
mais qu’elle se relève dans l’ombre altière
d’un monde qui, malgré la fureur,
cherche encore la fragilité du lys.

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