Environ 15 000 survivants français de la Première Guerre mondiale sont ressortis des combats défigurés, on les appelait alors les « gueules cassées ». C’est pour les aider financièrement qu’a été inventée la loterie.
Sur la Côte d’Azur, un complexe luxueux appartient à l’association des « gueules cassées », née après la Première Guerre mondiale. Les « gueules cassées », à l’origine des militaires blessés au visage, y sont choyés. Si l’association peut aussi bien s’occuper de ses membres, c’est parce qu’elle est multi millionnaire. Il y a 100 ans, les « gueules cassées » ont inventé l’ancêtre du loto : une tombola baptisée « la dette », pour aider les 15 000 soldats défigurés pendant la Première Guerre mondiale.

Un patrimoine de 150 millions d’euros

Les « gueules cassées » détiennent aujourd’hui 9,2% du capital de la Française des jeux et un patrimoine de 150 millions d’euros. Elle touche environ 10 millions d’euros de dividende chaque année. Cela lui permet par exemple de financer des équipements dans les hôpitaux. Les « gueules cassées » sont aujourd’hui moins visibles qu’il y a 100 ans. Mais avec l’engagement de la France dans de multiples conflits, le nombre d’adhérents continue de monter.
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