Toutes les semaines, nous publierons 2 extraits du Livre Blanc des pupilles de la Nation de la Fnapog   (Féderation Nationale Autonome des Pupilles de la Nation Orphelins de Guerre.)

 

MADAME LUTZ URSULE, NEE DEHLINGER

JE SUIS ORPHELINE DE GUERRE, PUPILLE DE LA NATION,FILLE DE MALGRE NOUS.
MON PERE,DEHLINGER FRANCOIS, Né LE 18 FEVRIER 1918,HABITANT à HOMBOURG HAUT(MOSELLE),A ETE INCORPORE DE FORCE LE 1ER AOUT 1943 DANS LA WEHRMACHT.
JE SUIS NEE LE 27 OCTOBRE 1943,SOIT 3 MOIS APRES SON DEPART OBLIGE DANS L’ARMEE ALLEMANDE.
MON PERE EST DECEDE LE 24 MARS 1945 AU DEPOT N° 148 DES PRISONNIERS A ST ETIENNE(LOIRE).
2 ANS APRES GUERRE, MA MERE,VEUVE,ABSENCE DE RESOURCE?OBLIGEE DE TRAVAILLER,MOI A CHARGE,S’EST REMARIEE AVEC LE COUSIN DE MON PERE.(DEHLINGER VICTOR))
J’IGNORAIS JUSQU’A L’AGE DE 12 ANS(ENVIRON),QUE MON PERE ADOPTIF N’ETAIT PAS  MON PERE GENITEUR.QUEL CHOC POUR MOI.IL EST EVIDENT QUE CETTE NOUVELLE M’A ENORMEMENT TRAUMATISEE ET PERTURBEE.JE NE ME SUIS PAS SENTIE A L’AISE AU VUE DE MA SITUATION ADOPTIVE….MAIS IL N’Y A PAS EU DE CONFLIT MAJEUR AVEC MON BEAU PERE.
NOS MOYENS FINANCIERS ETAIENT LIMITES,M’ONT BEAUCOUP FREINES DANS MON PARCOURS SCOLAIRE.ILS IGNORAIENT QU’IL EXISTAIT UN SOUTIEN POUR LES ORPHELINS DE GUERRE.
MON AMBITION ETAIT DE DEVENIR ENSEIGNANTE OU PREPARATRICE EN PHARMACIE,MAIS,PAR FAUTE DE MOYENSFINANCIERS,MON REVE NE S’EST PAS REALISE ET J’AI DU ME CONTENTER DE ME FORMER ET SPECIALISER DANS LE SECRETARIAT-COMPTABILITE.
LORS DES REUNIONS FAMILLIALES,NOUS EVOQUONS SOUVENT DES FAITS DE NOTRE JEUNESSE PERTURBEE,AVEC LES CONSEQUENCES MORALES INDELEBILES.
MAINTENANT ,AVEC LES SOUTIENS DE NOMBREUX PARLEMENTAIRES,DEPOSANT DES PROJETS DE LOIS POUR REGULARISER L’INJUSTICE DES DECRETS DE 2000 ET 2004
POUR LES PUPILLES ET ORPHELINS DE GUERRE,L’ETAT RESTE SOURD ET IGNORE CES DEMANDES.
LES REPONSES AUX QUESTIONS POSEES AUX AUTORITES SONT DES  » COPIER-COLLER » INADMISSIBLES,IMPENSABLES ET HONTEUSES.
LA DEVISE DE LA FRANCE:LIBERTE,EGALITE,FRATERNITE: N’EST PLUS RESPECTEE PAR L’ETAT CAR  » EGALITE EST REMPLACE PAR INEGALITE.
HONTE A L’ETAT.

 

 

Aller au contenu principal